La « taxe Google » est un terme populaire utilisé pour désigner les dispositions anti-évasion adoptées dans plusieurs juridictions concernant les bénéfices ou les redevances détournés vers d’autres juridictions avec des taux inférieurs ou nuls (paradis fiscaux).  Il s’agit essentiellement d’un impôt indirect sur les entreprises géantes étrangères comme Google.

Lorsque les régulateurs (OCDE, Union européenne) ont commencé à interdire les pratiques des multinationales qui consistait -et consiste toujours- à transférer leurs bénéfices vers des paradis fiscaux, une taxation d’office leur était imposée.  Cette taxe a pris le nom de « Google Tax », car il s’agissait principalement de Google, mais les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) et autres multinationales étaient toutes dans la même démarche d’évasion fiscale.

Cette pratique, connue sous le nom de « double irlandais avec un sandwich hollandais« , consistait en un montage fiscal très astucieux à travers plusieurs juridictions dont le transfert de bénéfice final aboutissait en une imposition inexistante; elle concernait essentiellement les revenus de redevances (parce que difficiles à valoriser en terme de coûts).

D’autres appellations de cette taxe ont été relevées et mentionnent Facebook Tax, Twitter Tax, etc

Aujourd’hui, la pression mondiale pour taxer ces géants, repose sur deux « piliers » que les dirigeants du G20 ont approuvés sans discussion à l’automne 2021. Le premier pilier introduit un prélèvement mondial pour les 100 plus grandes entreprises mondiales (Les GAFAM ne sont plus les seules visées). Le second vise à fixer un taux minimum d’impôt sur les sociétés à 15% – ​​déjà inscrit dans la législation européenne, et que beaucoup de pays membres ont déjà mis en place ces derniers mois.

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